Rajasthan : terre de rois, reine des terres

Le Rajasthan est aussi immense que son histoire est riche. Ce que nous avons constaté dès les premiers jours de notre périple de deux semaines sur la terre de rois, de Bikaner à Jodhpur 
Quel bonheur d’échapper de la frénésie de Delhi. Surtout lorsqu’il s’agit de prendre la direction du Rajasthan, l’une des plus belle province de l’Inde située au Nord-Est du pays. Au programme : 3000 km en 12 jours et 6 étapes (Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Pushkar, Udaipur et Agra). Son coût : 850 euros, comprenant hôtel, petit dej’, chauffeur privé (pour 16 jours, puisque Sandi a aussi fait une partie de Delhi avec nous), et safari dans le désert de Jaisalmer. Un circuit établi par une agence de tourisme, remettant quelque peu en cause le statut d’aventurier que nous nous étions un peu vite arrogés.
Difficile de faire autrement cependant, lorsque l’on se confronte à la dure réalité du pays. Trains bondés, route minées par d’énormes ornières dans le meilleur des cas, ou tout simplement inexistantes dans les pires… On a pris le parti de la sécurité et du confort, d’autant que Salma a joué de ses talents de négociatrice pour tirer les prix au plus bas.
On vous épargnera les longues heures passées sur la banquette arrière de la Hyundai de Sandy -notre chauffeur- à une allure de cagouille charentaise (sur la route, les Indiens ne respectent rien, sauf les limitations de vitesse). Ce qui nous a au moins laissé le temps d’en voir, du pays.
Bikaner 
Il nous aura d’ailleurs fallu 11 heures pour rallier Bikaner, première étape de notre périple rajasthani. Mais le jeu en valait la chandelle, ne serait-ce que pour jouir d’une piaule à des années lumières de l’inénarrable Sunder et de la crasse soulevée par chacun de nos pas, sous les lumières blafardes des néons lesplus cheap d’Asie du sud..
Libérés, délivrés… enfin pas tout à fait. En vrais bons dindons, Salma et moi n’avions pas bien réalisé que la première étape de cette douzaine n’était rien d’autre que le temple des rats. Un nom suffisamment évocateur pour que ma phobie des rongeurs prenne le pas sur mon courage. Mais comme nous ne savions pas vraiment ce qui nous attendrait, au cœur de cette tour aussi rose pâle qu’un Malabar en fin de vie, nous avons foncé. Avant que les milliers de rats grouillants autour d’une population locale célébrant le dieu associé au petit rongeur, ne nous fasse déguerpir tout aussi vite. Façon Fort Boyard.
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Le temple des rats…
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… Et sa cohorte de rongeurs
Jaisalmer
De Jaisalmer, nous avons retenu la splendeur de son fort majestueux surmonté de remparts trahissants ses 850 ans d’histoire. Un joyau surplombant une ville de 65 000 âmes surnommée « The Golden City » en raison de l’ocre flamboyant de ses vieilles pierres. Ce qui ne fait qu’ajouter un charme particulier au mariage des styles hindou et musulmans. Façade ciselées, murs et plafonds ornés de feuilles d’or, de teintures et de peintures d’époque, vue tout aussi imprenable que la forteresse… Une pépite architecturale abritant les appartements des différents Maharadja aujourd’hui en péril. Ses fondations menacent en effet de s’effondrer suite aux infiltrations d’eau liées à l’utilisation commerciale qui est faite de ce fort (hôtellerie notamment).
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Le fort de Jaisalmer surplombe la ville, comme dans la plupart des grandes villes du Rajasthan
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La porte principale du fort
Khuri
Aux confins de ce Radjastan aride et brûlant, le désert de Khuri. Une parenthèse faite, de calme, de silence… et de sable, aux paysages découverts à dos de chameau.  La nuit passée à la belle étoile, dans la douceur de ce même désert, constituera assurément l’un des moments les plus forts de nos pérégrinations indiennes.
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Un dindon sur un chameau
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Sunset dans le désert de Khuri
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Le pied…
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Who’s who ?
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Réveil dans le désert
Jodhpur
Reconnu pour la magnificence de son fort, Jodhpur nous a surtout permis de nous fondre dans la masse de ceux qui y vivent. Cette visite au cœur des quartiers historiques (et par conséquent populaires, en Inde) de celle que l’on surnomme « The Blue city » en référence à la couleur tapissant les façades de la vieille ville, fut l’occasion de savoir de quoi et comment l’Indien moyen vivait. On y a enfin compris comment négocier, comment dire oui à une invit’. On a bourlingué, gigoté comme un dindon dans un touk-touk, arpenté avec un courage de guerrier rajput la pénombre des innombrables ruelles rajastanis. En d’autres termes, nous avons appris à mieux cerner  de quoi et grâce à qui ce pays est devenu ce qu’il est.
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La jeunesse rajasthani
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Deux générations, un sourire
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Joie de vivre et dur labeur
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« Oh les filles, oh les filles… » (1)
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« Oh les filles, oh les filles… » (2)
Lors de la seconde et dernière partie de notre périple au Rajasthan, nous reviendrons plus en détails sur la richesse culturelle et historique d’une province aussi peuplée que la France. En attendant, on endosse à nouveau nos sacs à dos direction Udaïpur, Pushkar, Jaïpur et Agra.

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