Façon Bob Morane dans la jungle birmane

Dépaysement total lors de notre premier trek birman entre Kalaw et Inley, où la diversité et la magnificence des paysages n’a eu d’égal que la richesse des personnes rencontrées durant ces trois jours.
Jour 1. Il en fallu beaucoup pour apaiser les esprits. Mais un trio de joyeux drilles venu de Paris dissipa la tension née, ce matin-là, entre Salma et moi. Le premier mérite de Tim, Charly et Léa fut donc de nous faire oublier, que nous nous étions encore chicanés pour des broutilles. Louis, un Hongkongo-Australien approchant la quarantaine, ainsi que notre guide, Saw, complétaient le commando. 10 heures, départ depuis le village de Kalaw : en route mauvaise troupe.
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Du vert, du vert, et encore du vert…
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On connait pas la fin de l’histoire…
On nous avait promis un trek. On a plutôt eu droit à une ballade sportive tout d’abord faite de grimpette dans les collines birmanes. L’occasion, pour notre sémillant guide birman, de s’épancher sur la culture du riz, du gingembre et de la patate. Tout un programme. Pour Charly, ces premières heures lui permirent d’étaler sa science, en expliquant à Salma pourquoi, et à la différence des vaches, les Buffles pouvaient marcher dans l’eau. Une sombre histoire de sabots. Pas de quoi casser trois pattes à un canard, à l’image de paysages certes dépaysants, mais encore loin de la jungle birmane de Bob Morane. La suite de l’aventure nous fera vite oublier l’impression mitigée laissée par cette première petite vingtaine de kilomètres.
L’arrivée sur notre premier camp de base, dans un petit village encaissé entre deux bosses aussi verdoyantes que mes bonnes vieilles vallées pyrénéennes à la fin du printemps, eu facilement de quoi nous requinquer de cette journée un peu casse-pattes. Lavage à froid dans le « jacuzzi » communal, toilettes sèches à l’apparence tout aussi repoussante qu l’odeur qui s’en émane… mais premier vrai bon dîner birman, mijoté sur de la terre battue à même le sol par nôtre hôte.
 
L’équipée sauvage
Premier vrai bon repas birman, et fait avec amour, comme bien souvent dans ce pays
Servi par Saw himself
Jour 2. La douceur du climat montagnard a laissé place à une pluie fine et continue. Premières gouttes, et premières frayeurs pour une Salma aussi stable sur sol boueux, qu’un dindon dans une patinoire. L’espace semble s’agrandir, les pentes et nos mollets se raidissent, nos pupilles s’écarquillent. On en prend plein les mirettes. Surtout lors de notre premier stop dans l’un des marchés de village animant quotidiennement l’une des différentes bourgades de la vallée.  Où les effluves de poissons séchés se marient assez mal avec celles d’œufs de caille bouillis et de légumes frits. Ce qui ne nous empêchera pas de prendre plus de calories en une heure que nous en avions perdu en un jour et demi. Un léger sentiment de culpabilité, un coup de fouet nécessaire pour en terminer avec une journée marathon, où nous avons tout de même crapahuté sur plus de 23 km. Avec au bout du chemin, une incroyable récompense.
Cette nuit passée dans un monastère bouddhiste, nourrira encore longtemps nos rêves les plus doux. Une expérience unique à laquelle se grefferont Kerry et Brian, un couple de globbe-trotters qui malgré leur demi-siècle, cultivent toujours la même passion pour le voyage.
Le paysan birman
Aller, qui veut boire le jus ?
On touche au but !
Petit foot de fin de journée devant le monastère pour ces jeunes moines birmans
Jour 3. Humour et bonne humeur au sein d’une équipe plus resserrée que jamais atténuent une fatigue qui pointe déjà la bout de son nez. Surtout lorsque les chemins balisés laissent place à une succession de rochers lisses, humides, et donc glissant, qu’il s’agit de dévaler pour toucher à notre Saint-Graal, le lac Inley. Une épreuve pour Salma la béotienne, qui en l’espace de 5 petites minutes, saisit toute l’utilité d’un bâton de marche. Un dernier plat de nouilles partagé avec nos comparses, puis 45 minutes de pirogue sous des trombes d’eaux scellèrent notre arrivée à Inley le grandiose.
Les affaires se compliquent…
Oasis birman
Avec toute cette terre battue, on s’est dit qu’on allait peut-être croiser Nadal
Les joyeux drilles de l’est birman
Sacrée mise en garde
Premiers pêcheurs croisés à Inley

2 réflexions sur “Façon Bob Morane dans la jungle birmane

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