Australie (Melbourne – Phillip Island – Goulburn – Sydney) : le début d’une course contre-la-montre

Notre début de road trip fut rythmé par les lourdeurs administratives et les soucis rencontrés par Salma pour obtenir ses visas néo-zélandais et argentins depuis l’Australie. Carnet de voyage.

Day 1 – Dimanche 8 octobre

Soleil et brise printanière au sortir de l’aéroport de Melbourne. Notre première mission consiste à récupérer le camion qui nous servira de maison. Après un premier paiement en ligne d’une somme plutôt rondelette (366 euros), Raymond, le sémillant employé de notre agence de location, nous annonce tout sourire qu’il faudra s’acquitter de 400 dollars australiens (266 euros) de plus, pour bénéficier de l’assurance, de trois bouteilles de gaz, du télépéage local, d’une table et de deux chaises. Première mauvaise surprise d’une longue liste de petits tracas.

Ce qui ne gâche pas, pour autant, notre premier tour dans le centre-ville de Melbourne. Avant de trouver refuge dans un kebab douteux afin que la belle effectué les démarches nécessaires pour obtenir les visas de nos deux premiers points de chute. A savoir la Nouvelle-Zélande et l’Argentine.


We are happy to introduce you « Raymond », et notre chambre avec vue sur l’une des plages de Phillip Island

Forts d’un enthousiasme débordant malgré la douille collée par notre agence de location, nous reprenons le volant de notre van à fleurs Mitsubishi en direction d’Aldi. Une enseigne discount également présente en France. Premières courses, et seconde douche froide : en Australie, tout est hors de prix. Patates à 2,5 dollars le kg, ail et viande à 20, pack de 6 bières à 15… On a vite compris que nos repas ne se borneraient qu’à des betteraves en boîte, à des haricots fades, à des carottes à la saveur terreuse… Soit.

Le soleil se couche, l’électricité nous joue des tours. Ce qui nous oblige à passer première nuit sur le parking dudit Aldi autour d’un mauvais plat de nouilles et d’une boîte de thon probablement pêché au siècle dernier. Demain, tout ira mieux.

Day 2 – Lundi 9 octobre

On pensait nos problèmes d’électricité (et donc de GPS) réglés grâce à un chargeur allume-cigare providentiel. Il n’en fut rien. Son déficit de puissance eut vite raison de notre patience. D’où l’heure et demie passée à arpenter les rues de Melbourne à la recherche du Sony Center, histoire de faire jouer la garantie d’un appareil photo tombé en carafe à Bali. Comme un nouveau pied de nez, notre boitier s’est remis à fonctionner comme à sa plus belle époque, à l’heure de faire constater la panne par l’un des techniciens du magasin. Entre soulagement et frustration, on a choisi la première option.

L’obtention des visas de Salma constituait l’autre priorité. Mais pour arriver à nos fins, on a vite compris qu’il valait mieux rejoindre Sydney, ses ambassades, ses consulats… Croyant bien faire, on a donc taillé la zone en direction de Phillip Island histoire de joindre l’utile à l’agréable en cheminant dans un cadre de rêve. Ou pingouins et koalas cohabitent avec wallabies et kangourous au cœur d’un parc naturel ou la vie sauvage n’est perturbée que par de larges bandes de bitume rarement empruntées. De quoi jouer avec le 4 cylindres « survitaminé » de Raymond, notre « camtard » orné de décors floraux du meilleur effet (et affichant au passage un demi-million de km au compteur). Du solide mais un gros écueil : une autonomie de 300 bornes seulement, et un réservoir à la capacité pas beaucoup plus importante que celle de ma vessie. Une belle galère, soit dit en passant, lorsque l’on vit dans un van.

Après une grosse heure de route, un pont enjambant île et continent nous permet de trouver refuge dans un écrin paradisiaque, à Phillip Island, face à la mer, pour une seconde nuit de camping sauvage.

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Phillip Island, ses mouettes et ses pélicans

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Seconde nuit de camping sauvage…

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Masterchef

Day 3 – Mardi 10 octobre

Le réveil au cri de la mouette australienne vaut au moins celui du chant du coq balinais, expérimenté une paire de jours plus tôt.

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Même les mouettes s’amourachent de Raymond…

Dans un cadre à faire pâlir les capitaines Crochet ou Igloo, nous sirotons notre café en compagnie d’Ozy, lui aussi venu profiter du panorama. Son accent chantant a le don de vite nous tirer de notre torpeur matinale. Ce vieil Australien à la soixantaine bien tassée s’amuse de notre aventure et nous vante les charmes de son île le temps d’une cigarette appréciée dans la fraîcheur de la brise océanique.

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Café du matin avec Ozy et son sourire ravageur, sur le front de mer, s’il vous plaît.

De quoi repartir du bon pied et de bon poil en direction du centre de conservation des koalas. Un premier aperçu enchanteur de la diversité animalière offerte par l’Australie. Ce qui nous permet de joindre l’utile à l’agréable après nous être rendus compte, à notre grande joie, que l’eau chaude circulait dans les canalisations de l’établissement. Et que leurs commodités, disposaient même de papier…

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Premier koala…

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Et première maman wallabie avec son petit

Cette escapade sauvage ne nous fait pas oublier l’essentiel. A savoir rejoindre Sydney plus vite, pour éviter que l’aventure de Salma ne s’achève à l’autre bout du monde. Les 1100 km seront avalés en un peu plus de 24 heures à l’issue d’un road trip assez fou.

Qui nous aura notamment permis de faire trempette avec les cygnes et les pélicans de Cann River, de se désoler sur des routes aux allures de cimetières à tombeau ouvert, devant les cadavres de kangourous et autres espèces non-identifiées, ou non-identifiables.

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Une Marocaine à Cann River…

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… Et des pélicans

Mais aussi d’observer au plus près ces mêmes kangourous, mais aussi des koalas, des lièvres et des échidnés, que vous remarquerez certainement sur les routes de l’intérieur du pays.

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L’échidné s’échinant à grimper sur les branches

De quoi en prendre plein les mirettes sur un peu plus de 700 km avant de s’accorder quelques heures de sommeil entre Canberra et la capitale australienne.

 

 

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