Australie (Crowdy bay – Port Macquarie – Wingham) : « C’est la ‘wildlife’, Dindon ! »

Nature et vie sauvage sont au coeur du quatrième épisode de notre périple…

Day 10 – Mardi 17 octobre

De drôles de bruits de bonds perturbent la grâce mat’ que l’on s’était promise. Mais on aimerait aussi que ce genre de réveil arrive plus d’une fois dans une vie. Voir des kangourous au saut du lit. Loin d’être effrayés par l’homme, les marsupiaux se laissent facilement approcher, sans pour autant se laisser toucher. Suffisant cependant pour apprécier la puissance de leurs pattes arrière, la façon dont s’organise leur vie en communauté où la manière dont le duo parental exerce son autorité sur ses progénitures.

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Drôle de surprise au réveil ! 

Dans le genre bien moins rigolo, on a aussi croisé deux serpents durant notre escapade matinale au cœur du parc national de Crowdy Bay. Où la luxuriante végétation de résineux et de fougères succède à d’immenses falaises à l’à-pic aussi impressionnant que l’océan qui les borde. Un cadre de rêve propice à la prolifération de reptiles. Peu engageant pour des Dindons certes aguerris, mais encore loin de se frotter sans appréhension à la « wildlife » australienne.

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Le parc national de Crowdy Bay nous a réservé de drôles de surprises…

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La bay de Crowdy… jolie ! 

Escortés que nous étions par la famille de kangourous croisée le matin même, lors de notre retour au camping, nous fûmes accueillis par deux énormes iguanes de près d’un mètre de long. Le genre de bestiole qui glace le sang mais dont tous les campeurs australiens se moquent comme de leur premier boomerang.

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On n’a pas trouvé le nom de ce reptile bien flippant. Une idée, en commentaires ?

La suite de notre journée nous a vus atterrir à Port Macquarie, point le plus au nord de notre périple australien, avant de rebrousser chemin. Une cité au calme olympien, et au charme très british. Dernière surprise : une joyeuse bande de dindons des brousses a prestement célébré notre arrivée au camping. Une journée clôturée autour d’un steak de kangourou. Une viande comparable au bœuf, que la teneur en graisse particulièrement faible rend d’autant plus savoureuse.

Day 11 – Mercredi 18 octobre

Raymond a aussi droit à un peu de répit. Et puis nous ne sommes finalement pas si mal dans l’atmosphère mélancolique de Port Macquarie, petite cité balnéaire, qui même sous la grisaille australe, revêt un charme fou. A l’image de sa longue balade, sur le front de mer, où le relief escarpé des falaises tombant dans l’océan succède à de longues plages de sable blanc… tout aussi vides qu’une coquille d’huître un lendemain de fête.

Alors pour remédier à ça, et retrouver un peu de vie à l’hôpital des koalas. Où l’on répertorie des accidentés de la route percutés par des autos, des malades, des amputés, des aveugles privés de la perspective de retrouver, un jour, un environnement sauvage. Une visite touchante à l’issue de laquelle nous nous sommes octroyés une bonne soirée de repos.

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Qui pour une partie de papouilles ?

Day 12 – Jeudi 19 octobre

Port Macquarie sera donc le point le plus au nord de notre road trip. L’idée est désormais de revenir vers le sud histoire de profiter d’un week-end à Sydney, avant une dernière semaine de road trip jusqu’à notre retour à Melbourne.

Après avoir emprunté à l’aller l’itinéraire de la route côtière, nous sommes revenus en nous enfonçant dans les terres. Dans tous les sens du terme. Il fallait nous voir serrer les fesses, au volant de Raymond et de sa vitesse de croisière de 20 km, sur les chemins terreux et escarpés du bush australien. Un vrai renard du désert avec lequel nous sommes tout de même parvenus à monter au sommet des chutes d’Ellenborough, qui s’écrasent 200 m en contrebas. Une longue traînée d’eau dans un écrin de verdure.

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Les Chuuuuuuuuutes d’Ellenborough

Un tableau noirci par les ravages provoqués par l’incendie ayant récemment touché la forêt de Bulga. Un cadre lunaire, une nature morte au sein de laquelle on décèle encore les effluves de cendre froide. Comme un cancer au cœur de l’une des plus vastes forêts que nous avons traversé. Et qui offre une foule de décors sans fin, des reliefs montagneux de l’intérieur des terres, aux forêts de résineux multicolores s’étendant à perte de vue.

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Les pins bien cuits de la forêt de Bulga

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Cadre grandiose aux abords de Bulga !

Epuisés mais pas fâchés d’en avoir encore pris plein les mirettes, nous avons ensuite provisoirement élu domicile sur les bords du lac de Wingham, dans un camping proposant sanitaires et barbecue électrique gratuitement, le tout dans un cadre royal.

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