13 merveilles au pays des kiwis (3/3)

Suite et fin de notre classement, avec le top 3 de ce qui nous aura fait le plus vibrer au pays du Long nuage blanc.

3. Hot water beach

Imaginez la scène. Vous cheminez au grès de votre intuition sur les routes sinueuses de l’île du nord. « Hot water beach ». La sortie vous interpelle suffisamment, pour pousser  votre clignotant du côté gauche.

Quelques tours de roues plus tard, vous voici devant une plage somme toute assez banale eu égard à la beauté et à la diversité de celles déjà arpentées durant notre périple néo-zélandais. Le balai de badauds cheminant vers le banc de sable blanc, pelle en main et sourire aux lèvres, fut en revanche un peu moins habituel. De quoi attiser notre curiosité, avant de pousser vers les volutes de fumées s’échappant des cratères creusés par une poignée de plagistes.

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Le jeu en vaut largement la chandelle

Il nous fallut tout de même cinq bonnes minutes pour nous apercevoir qu’une source d’eau chaude naturelle remontait en surface, si tant est que l’on se donne la peine d’y mettre un peu d’huile de coude. Après avoir brassé quelques pelletées de sable, une marre d’un mètre et demi de diamètre sur 30 cm de profondeur fit notre bonheur. Une sorte de jacuzzi naturel sans les bulles, mais offrant une vue à couper le souffle sur un horizon dégagé.

Autour de notre nouveau petit paradis, des touristes à la peau rougie par la chaleur, des habitués, sirotant leur bières les fesses au chaud et les orteils au frais. Un cadre d’autant plus surréaliste que la froidure printanière ne nous aura pas vraiment donné l’occasion de faire trempette.

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Bain chaud et panorama de rêve

2. Les paysages

La beauté sauvage néo-zélandaise surpasse sans doute celle du voisin australien. C’est en tout cas l’avis que les Dindons s’en font après de longues heures de débats sans fin.  De la Desert road de Tongariro jusqu’aux couchers de soleil lunaires de Thames, en passant par la route côtière reliant Coromandel à Auckland, de luxuriantes forêts aux 50 nuances de verts ont succédé à des plages sans fins desquelles émerges de splendides roches et îlots façonnés par l’érosion marine.

A cela s’ajoute les massifs volcaniques prenant tantôt la forme d’un écrin de verdure, parfois d’un glacier dont on aurait raboté le sommet. Et que dire de ces lacs aux teintes irréelles, variant du gris foncé au vert bouteille. Il y aurait encore beaucoup à raconter, mais mieux vaut le voir pour le croire…

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Coucher de soleil sur Thames

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Eaux turquoises et végétation luxuriante

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Une rivière, sillonnant le relief escarpé de l’île du Nord

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Même sous la grisaille, le charme néo-zélandais fait son effet…

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Coucher de soleil sur les côtes de l’île du Nord

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Prémices d’un trek d’une heure en direction de Cathedral Cove

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Au loin, un volcan !

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La « jungle » néo-zélandaise

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Lac d’eau chaude naturelle du côté de Kerosene Creek

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Les chemins du paradis…

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Paysage lunaire et route déserte

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Un plouf ?

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« On the road again »…

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Probablement l’un des plus beaux paysages qu »il nous ait été donné de voir

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Les nuages léchant le massif de Tongariro

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Kaikura, île du sud

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Un coucher de soleil à couper le souffle

1. Wai-O-Tapu

La crème de la crème, la cerise sur le gâteau. L’éruption de caramel brûlant, sur une île flottante bien savoureuse. Après quatre mois de voyage, et au sortir d’une visite de  deux ou trois heures dans le parc géothermique le plus fameux du pays , Salma et moi fûmes persuadé d’avoir assisté au plus beau moment qu’il nous a été donné de vivre depuis le début de notre aventure.

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Le bain du diable contient un mélange de souffre et de fer lui conférant cette couleur vert pâle

Lunaire, spectaculaire, grandiose, hors du commun. Les mots nous manquent pour qualifier la splendeur du décor. Alors pour vous la faire courte, tout en vous faisant comprendre combien ce monde est beau, sachez que les cratères de Wai-O-Tapu s’étendant sur 8 km, renferment un paquet de gaz et de minéraux conférant des teintes irréelles aux piscines d’eaux chaudes naturelles.

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La piscine de Champagne atteint une profondeur de 60 m. Ilyfait 260°C en profondeur, et 75°C en surface

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Les dépôts d’orpiment et de stibine confèrent ce orange si particulier sur tout le pourtour de « Champagne pool » 

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Les abondantes émanations de dioxyde de carbone

Souffre, Arsenic, zinc, mercure, or, pétrole, quartz, alun, silice, antimoine, azote, méthane… Un camaïeu de couleurs unique en son genre.

Du vert pâle du Bain du diable, à celui plus émeraude du lac Ngakoro. De la piscine de champagne, au bord de laquelle les dépôts orangés de stibine et d’orpiment, contrastent avec la couleur blanchâtre du silice, au cratère de l’enfer, duquel s’échappe des tonnes de boue en ébullition.

En tout et pour tout, une vingtaine de geysers, lacs ou bassins jouxtent un sentier balisé au plus près des merveilles naturelles du parc.

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Le vert émeraude du lac Ngakoro

 

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