Les bons copains de Buenos Aires

Changement de décor pour notre premier pays d’Amérique latine. On a laissé de côté sac à dos et appareil photo, pour mieux apprendre à connaître l’autochtone.  De sacrés animaux… On vous explique tout

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Urban Dindon

Alors oui, ces deux semaines en Argentine étaient l’occasion rêvée d’approcher les baleines de Puerto Madrin. D’assouvir notre fantasme patagonien. Ou de s’enfoncer dans les terres rouges de la Rioja. Sans aller jusque là, Cordoba ou Mar del Plata constituaient elles aussi deux belles alternatives, pour mieux s’échapper de Buenos Aires sans trop s’en éloigner. Question de timing, en vue de notre vol vers la Bolivie.

Au lieu de ça, ces 15 jours au pays des Gauchos ont été mis à profit pour aller faire un tour du côté d’Iguazu. Mais aussi et surtout pour mieux profiter de la chaleur humaine caractérisant le pays du foot et du tango. A l’image de sa capitale, qui nous a pour la première fois permis, depuis le début de notre aventure, d’établir de solides bases d’amitié avec une ribambelle de Buenos Airenses.

Leandro

Léandro e la vieille-garde boquense durant l’après-midi précédant le match Boca – Racing

D’auberges de jeunesse en bars de quartier, difficile de faire le timide avec un fana de foot, un étudiant hispanique pour une fois pas si nul en anglais, un groupe de trentenaires croquant la vie à pleine dents, ou un patron de troquet à la curiosité bien latine.

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Discussion enflammée chez l’ami Adrian, patron de bar, rockeur et fan de la Boca

A la fin, on les a tous invité chez nous. Il ne pouvait pas franchement en être autrement, vu la façon dont nous avons été immergés dans le quotidien argentin.

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Le calme avant la tempête à 200 m de la Bombonera

Comme lors de cet asado, dévoré chez Gaston, qui les yeux rouges et la tête encore pleine de bulles, suite à sa soirée agitée de la veille, nous a convié dans le patio des pénates familiales au cours d’un mémorable déjeuner de famille. Une maison sous le toit de laquelle vivent trois générations depuis que la grand-mère, y a posé ses valises à 14 ans en provenance de Suède.

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Joyeux asado à tous !

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Ce qu’il en reste, après le massacre

On ne va pas se mentir. L’Argentine, c’est l’Europe, surtout en termes de codes. Ce qui a évidemment facilité la prise de contact, surtout avec Adrian, le sémillant patron de troquet du quartier de La Boca. Tempes grisonnantes et sourire d’ado, le boss cultive sa passion pour le rock, le foot, et trouve son équilibre entre travail, amis et foyer. Le genre de personnage prêt à monter ses escaliers quatre à quatre, pour que tu constates au plus vite combien la vue sur le stade de la Boca depuis son balcon démentielle.

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Imaginez l’ambiance un soir de match…

En Argentine, si le foot est une religion, la Bombonera est sa cathédrale. Une enceinte aux proportions vertigineuses (57 000places), où l’on a prié pour que Dario « Pipa » Benedetto inscrive le seul but boquense sur penalty. Ce qui n’a pas empêché le CABJ de s’incliner pour la première fois de la saison face au Racing Club de Avellaneda (1-2).

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On le sentait pourtant bien…

On est venu, on a vu, ils ont perdu. Les Dindons ont donc logiquement hérité du statut de chat noir, lorsque de retour au bar, Gaston, Titi, Adrian et leur clique nous ont gentiment chambré en nous invitant à ne plus revenir entre deux gorgées de bière.

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A la Boca, la passion n’a pas d’âge…

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…ni de limites

Jeremias, lui, nous a fait goûter les pizzas aussi épaisses que Maradona en fin de carrière, et tout aussi chargée qu’Armstrong s’échappant en haut du Tourmalet.

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On ne vous apprendra rien en vous confirmant qu’à Buenos Aires, Maradona est encore plus adulé que le Pape François 

Nanu, Diego et Gaston, encore eux, se sont fait un plaisir de nous faire valser dans les « boliches ». Ni plus ni moins qu’une discothèque bondée où l’on se trémousse au son du  reggeaton, les bras collés au corps ou levés au ciel, pour mieux optimiser les 15 cm2 d’espace vital que l’on peine à gratter au fil de la soirée.

Chez Marco, on a connu l’intimité d’une « noche piso » (soirée appartement). Le genre de soirée où l’on refait le monde jusqu’au petit matin le nez dans un grand verre de Fernet-Coca, cette liqueur à base de plantes mélangée à du soda (qui pour les connaisseurs, laisse comme un goût de Suze dans la bouche). Imbuvable après la première lampée, moins désagréable la seconde fois, et bien meilleure la troisième.

Au grès de ces expériences, le cimetière de la Recolleta, le Puente de la Mujer, le port, ou encore de l’extraordinaire Caminito, toujours situé dans le quartier de la Boca, ont presque été relégué au second rang.

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L’entrée du quartier de la Boca

Buenos Aires est certes une ville pleine de charme, mais ses vieilles pierres ne valent pas le cœur en or de ceux qui y vivent.

PS : On a quand même eu trop de mal à ne pas finir ce papier sans vous présenter…

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L’obélisque culminant au coeur du centre-ville

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Le Caminito, près du stade de la Boca, et ses couleurs éclatantes

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L’incroyable cimetière de la Recoleta…

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… où les plus riches et célèbres argentins louent leur sépulture funéraires. Des tombes parfois laissées à l’abandon et à la vue de n »importe quel badaud

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La Floralis Genérica (23 mètres pour 18 tonnes) déploie ses 6 pétales d’acier au rythme de la journée, en s »ouvrant vers 8 heures pour se refermer en fin de journée

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