Indonésie : Bali…ballot

On a mis beaucoup de temps à écrire cet article. Et vous allez vite comprendre pourquoi. Nos 10 jours passés en Indonésie, répartis en trois à Jakarta et une huitaine à Bali, ont été jalonné de pépins en tout genre. Ce qui a largement contribué à gâcher la fête…

Les Dindons ont d’abord vite déchanté en atterrissant à Jakarta. Un trafic monstre, qui certes, ne nous a pas dépaysé par rapport au reste de l’Asie. Mais aussi plus de déchets, de constructions délabrées, de murs noircis par une pollution suffocante. En d’autres termes, on a sans doute eu affaire à la ville la plus crade et la moins digne d’intérêt qu’il nous a été donné de voir.

En dépit de tout ce qui nous a rebuté, nous avons persévéré en y séjournant. Peine perdue. Car rien ou presque n’a retenu notre attention. Si ce n’est l’ouverture d’esprit d’une population qui à défaut de vous filer le renseignement qui va bien, ou de vous indiquer votre chemin, fait preuve d’une tolérance exemplaire.

Malgré une pauvreté frappante, un service public en déliquescence (amoncellement des déchets sur le trottoir, réseau de transport public anarchique…), un urbanisme d’une tristesse infinie, la population semble cultiver le bien vivre. Dans chaque quartier, communautés sociales et religieuses cohabitent en paix.

Dans un pays musulman, il est bien rare de croiser un travesti souriant à un grand barbu en djellaba, profitant du même spectacle de rue. Une vie en harmonie, entre religions ou classes sociales quasi-rivales dans les pays ou sur les continents voisins. Une belle leçon de tolérance et d’humanisme.

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Le monument national de Jakarta. Possibilité de monter pour admirer la vue panoramique sur la ville

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Une partie de la vue a 360 montrant la mosquée nationale a quelques mètres d’une église

Sexisme, machisme, et harcèlement physique ou moral constituent en revanche l’un des principaux fléaux de la société indonésienne. Le bus municipal en est l’un des exemples les plus frappants. Les femmes y ont leurs places attitrées, à l’avant. Les hommes, ou femmes accompagnés, s’asseyent à l’arrière. Les trajets nocturnes effectués sur l’une des lignes de la capitale indonésienne nous ont vite convaincu de l’utilité de cette mesure.  En plus d’une chaleur étouffante et d’une odeur pestilentielle, l’atmosphère n’a rien de sécurisant. Un doux euphémisme.

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Nous étions donc du côté hommes du bus, l’avant étant réservé aux femmes SEULES

Dans ce contexte, autant vous dire qu’on a vite plié nos gaules pour rejoindre Bali, en dépit de la menace représentée par la probable éruption du volcan Agung.

Au guidon d’un deux roues une nouvelle fois loué pour trois cacahuètes, on a d’abord profité des charmes de Kuta. Une entrée en matière idyllique à base de soleil et de sable fin, avant que la réalité ne nous rattrape. Ce retour sur terre s’est matérialisé par le vol à l’arrachée de mon sac à main, dont la lanière a cédé net sous le coup de cutter d’un voleur en scooter. Le genre de mésaventure marquante, durant laquelle ma carte bancaire, mon permis, notre argent… et quelques produits de beauté importants se sont volatilisés.

Fort heureusement pour nous, on a préservé l’essentiel en conservant nos passeports, restés au chaud à l’hôtel.

Dans la foulée, notre appareil photo est tombé en carafe, notre vol a compté plus de trois heures de retard… alors que nous alors que nous étions sûr de le louper suite au gigantesque embouteillage enregistré le jour même sur la route de l’aéroport. Un coup de pression inutile au cours duquel on aura au moins mouillé le maillot. En traversant tous les terminaux au pas de course lestés d’un sac à dos de près de 20 kg.

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A Kuta, impossible de passer à côté de la technique des surfeurs balinais

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La plage de Kuta, à la tombée de la nuit. Moins de vagues, moins de surfeurs

Pour en revenir à Kuta, notre première impression fut géniale. De petites ruelles bondées de gens, de commerces, de bars et de restos. Touristiques, certes, mais pas dénué de charme. Pour rester dans les clichés, on s’est aussi fait la plage principale, où les surfeurs domptent des vagues impressionnantes jusqu’au coucher du soleil. Un cadre merveilleux qui selon nous, n’égale pas celui des îles thaïlandaises.

Direction Ubud ensuite. Une petite cité pittoresque considérée comme la capitale culturelle de Bali., Riche en flore, en faune, en rizières, en temples, mais moins festive que la capitale de l’île aux 4 millions d’habitants. Parmi les merveilles de cette cité, le « Monkey temple », au sein duquel un demi-millier de primates voltigent de ruine en ruine dans la moiteur d’une végétation luxuriante. Cette planète des singes version balinaise aurait pu nous coûter un doigt. Lorsque, volant au secours de Salma, Georges s’est fait gnaquer le majeur par un macaque ayant élu domicile sur l’épaule du tigre marocain.

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Un peu de douceur…

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Quelques minutes avant le drame. On voit déjà l’expression peu sereine du dindon « courageux/inconscient »

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Petit aperçu des belles rizières d’Ubud

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Pendant deux jours, une « visiteuse » a investi la terrasse de notre chambre d’hôtel

Cap au sud ensuite, pour nos trois derniers jours. Ce qui nous aura tout de même coûté un trajet d’une cinquantaine de km, en scooter, harnachés de sacs à dos approchant les 20 kg. Epaules endolories et membres courbaturés, ne nous ont tout de même pas empêché de profiter de la multitudes de temples et de plages. Au passage, on a même eu la chance d’assister à un cérémonial religieux n’ayant lieu que tous les 30 ans.

Une célébration où les offrandes, prenant principalement la forme d’animaux enfouis sous terre, prennent aussi la forme de sculptures en gras de cochon rigidifiées par une couche de sucre cristallisé. Un culte bien singulier que nous avons eu le privilège de ne partager qu’avec une poignée de Balinais. Une sorte de parenthèse enchantée.

Car derrière, l’ultime coup de massue fut à deux doigts d’avoir raison de notre tour du monde. Je m’explique.

Après un retour sur Jakarta une nouvelle fois plombé par le retard de la pire compagnie aérienne qu »il nous ait été donné de connaître (Lion Air), on nous a annoncé que le restant de nos billets d’avion étaient tout bonnement annulés. Et ce, pour n’avoir pas pris l »un d’entre eux reliant Kuala-Lumpur à Singapour. L’imbroglio s’est terminé environ quatre heure plus tard. Après une réédition à la hâte de nos précieux sésames. La blague nous a tout de même coûté 400 euros. Mais le jeu en valait évidemment la chandelle.

Car même un billet pour rentrer à Paris nous aurait coûté trois fois plus cher. Du coup, on a prit ce coup du sort au coût conséquent avec philosophie, car le couperet n’était pas loin de tomber.

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Beau coucher de soleil balinais

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La vue depuis l »un des temples visités

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Elles étaient plus nombreuses et beaucoup moins immobiles… Une nuit blanche pour Salma

 

Une réflexion sur “Indonésie : Bali…ballot

  1. Mellado Victoire dit :

    Oui,c’était un passage difficile à vivre !!!Mais plus de peur que de mal.
    Vous avez réussi à braver cet épisode,la chance vous accompagne !!!
    Ce sont des événements auxquels on s’expose parfois !!!Courage persévérance feront la réussite de votre périple !!!🤞🤞🤞🤞🤞🤞🗺

    Aimé par 1 personne

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