Colca : beau comme un canyon

Au fond du canyon le plus profond du monde, un caillou. Et bim, un coccyx
Au fond du seau, et du canyon. Il est environ 15 heures lorsque Salma roule sur le mauvais caillou. Après trois d’une descente aussi raide qu’un Garde républicain sur le perron de l’Élysée, le manque de lucidité coûta à la belle une chute aussi ridicule que ses conséquences furent désastreuses. Mais au lieu de s’appesantir sur les douleurs de son postérieur, l’indomptable tigresse a fait preuve d’un courage insoupçonné pour remonter la pente, au propre comme au figuré.
De la sueur, du temps, et des larmes avant de regagner Cabanaconde puis la ville de Cusco, au bout de sept heures de minibus aussi longues que douloureuses pour l’arrière-train royal.
Tout avait pourtant  merveilleusement pris forme en dépit du long trajet reliant l’ex-capitale inca et le « pueblo » à flanc de falaise. Un petit village à l’authenticité désarmante, jouxtant l’un des canyons les plus célèbres au monde. Des ruelles en terre au milieu desquelles s’ébrouent des meutes de chiens sauvages, des églises sans âge, des arènes rudimentaires dont l’intimité fait tout le charme… En d’autres termes, il y avait de quoi voir avant de s’attaquer, dès le lendemain, à un trek réalisé sans guide, par nos propres moyens. Comme des grands.
725
Cabanaconde, un village hors du temps
690
Ambiance angoissante à la tombée de la nuit
669
La municipalité combat un analphabétisme galopant, dans ce genre de petit village
Pour vous la faire rapide, un coup de tonnerre, dont la paire franco-marocaine a le secret réveilla à peu près tout le village.
726
Au Pérou, les cactus se muent souvent en clôture naturelle
Les dommage collatéraux de deux « points de vu qui divergent » se firent entendre jusqu’en bas du Canyon. Au point de nous piquer un sacré phare lorsque Manu, un sémillant messin rencontré durant la descente, nous fit le bref descriptif de la franche engueulade ayant dévalé jusqu’à ses esgourdes…
732
Le canyon de Colca, avant d’entreprendre la descente
744
Un vrai décor de western
755
Faire une pause ou prendre la pose ?
775
Façon « Le bon, la brute et le truand »
778
Au fond du canyon, l’oasis
Ce qui ne nous a pas empêché de trinquer à notre exploit, au cœur d’une oasis engoncé entre les deux flancs de l’énorme massif. Et au milieu duquel un cours d’eau, creuse un peu plus les deux reliefs dyssimetriques.
Et comme Armstrong laissa sa trace sur la lune, les deux dindons en firent de même, en apposant à coups de bambou, leur signature sur le sable gris.
791
Malgré la douleur, le Dindon a trouvé la force de barboter dans la piscine
803
Décor plutôt sympa au fond du canyon, où nous avons passé la nuit
844
Un oasis aux allures d’écrin de verdure, engoncé entre deux massifs impressionnants
874
Vite fait, bien fait
882
Pour moins de 10 dollars la nuit, on a eu droit à ça…
A ce moment de félicité, succéda une matinée du genre pénible malgré une nuit plutôt paisible. Pour Salma, la douleur, aussi piquante que l’armée de cactus qui tout au long du trek, nous escorta, empira les 3 heures d’une remontée aux pentes sévères.
Son fait d’arme, sa croix de guerre, ce dont elle est le plus fière depuis qu’elle a enfilé son costume d’exploratrice. Et on ne pourra pas franchement lui donner tort.
888
A bout de souffle, et de force

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s